Marguerite SITTHY

Marguerite SITTHY

Après une formation designer-bijoutier-joaillier, Marguerite Sitthy trouve au travers du bijou contemporain un formidable moyen d'expression. C'est ainsi que son imaginaire prend vie. Attirée par la diversité des matériaux et la technicité des métiers d'art, elle crée et façonne pièces uniques, petites séries, bijoux sur-mesure, notamment en argent massif et corozo (aussi appelé ivoire végétal ou tagua). Dans une forme épurée, ses créations sont souvent inspirées du monde végétal. Les motifs  (floraux, plantes, écorces...) sont révélés directement sur la matière par des techniques d'incrustation, de gravure ou d'empreinte.

Domaine de Chaumont‐sur‐Loire

Domaine de Chaumont‐sur‐Loire

Acquis par la région Centre-Val de Loire en 2007, le Domaine de Chaumont-sur-Loire est devenu un lieu incontournable dans le domaine de l’art et des jardins. La triple identité du domaine : patrimoniale, artistique et jardinistique en fait un lieu singulier sur le circuit des châteaux de la Loire. Le Château est lié à l’histoire de Catherine de Médicis, patronne et mécène des Arts au cœur de la Renaissance française, propriétaire du Château entre 1550 et 1560.

L'OBJET

L'OBJET

L’objet est librement inspiré d’une épingle à cheveux ayant appartenu à Catherine de Médicis. Cet objet avait été retrouvé par des archéologues, lors de fouilles au château de Fontainebleau en 2012.
Le Domaine étant Centre d’Art et de Nature, le choix du matériau de départ était le bois, néanmoins l’ajout de dorure ou de métal s’est révélé indispensable pour valoriser l’objet et le rendre plus précieux. Le bois de buis, plutôt homogène, dense et dur, est plus adapté pour le travail de sculpture d’une grande finesse. Pour le matériau complémentaire, un métal doré a été sélectionné car l’épingle à cheveux d’origine était en or.
Trois versions d’épingles ont été proposées : une version tout bois, une version tête en bois et pique en métal et enfin une version tête en métal et pique en bois.

EN SAVOIR PLUS

EN SAVOIR PLUS

Technique et savoir-faire

Technique et savoir-faire

Réalisée entièrement à la main, la version bois fait appel à certaines techniques et certains outils du travail du bois (outils à main, ponceuse à bande...), associés à des techniques communes avec la fabrication en bijouterie (sciage, repercé, limage, façonnage, fraisage, polissage…) Pour le cerclage en laiton, c’est par laminage que sont obtenues les empreintes tramées. Pour les versions avec métal, les formes de l’épingle à cheveux, tête de l’épingle et partie épingle, ont été façonnées ensemble dans une cire verte destinée à la fonte. Le premier tirage est en laiton. Les tirages à commercialiser seront en bronze. Une fois sortie de fonte, la pièce devenue métal passe par cette phase que l’on appelle « reprise de fonte » : couper le jet de fonte, limer, émeriser… Ensuite les deux parties, tête et épingle, sont séparées: l’une destinée à recevoir la tête de l’épingle en bois (version n°2) et l’autre pour orner l’épingle en bois (version n°3). A ces deux éléments un système d’assemblage a été inséré par brasure. Une fois terminées, ces deux pièces en métal pourront être moulées, en vue de futurs tirages en cire puis en bronze pour enfin être assemblées à la partie en bois et passer la phase de finition, décor de la tête de l’épingle pour la version n°2 par émail à froid ou incrustation, effet de matière sur la partie épingle pour la version n°3.
Qu’elles soient en bois ou métal, la réalisation des différentes parties de l’épingle à cheveux a fait appel à des techniques liées au façonnage à la main et à la sculpture.

Recherches documentaires

Recherches documentaires

Recherches sur l’objet en premier lieu sur Internet, notamment pour obtenir des images, des informations sur les matériaux et les dimensions de l’objet d’origine. Lecture du rapport de l’archéologue Sébastien Ronsseray. Echanges avec le Centre de Recherches scientifiques du Château de Fontainebleau.

Lien avec la Thématique « Renaissance(s) »

Lien avec la Thématique « Renaissance(s) »

Les deux « C » entrelacés font référence à la fraise que portait Catherine de Médicis. Le bois, une fois ciré, a pris une couleur plus sombre, ce qui fait allusion au côté sombre du personnage, parfois surnommée la « Reine Noire ». Le bois de buis est utilisé par l’Homme depuis la Préhistoire pour la confection d’outils. C’est à la Renaissance qu’il est planté pour ses qualités ornementales dans les « jardins à la française ».